L’hiver de Trump risque d’être glacial

Abdellatif Zaki
Abdellatif Zaki est enseignant chercheur à l'IAV - Hassan II. Ses domaines d'intérêt sont les sciences du langage et la communication, la terminologie, la traduction et l'interprétation, l'évaluation des programmes et les sciences sociales et de ...
L’hiver de Trump risque d’être glacial
                                                                                                                                                                                Juste pour rire…

Rabat – Ça bouillonne partout dans le pays de l’Oncle Sam. Le commandant en chef n’en finit pas de savourer sa victoire se délectant de la signature de chacune de ses décisions antisociales, racistes et xénophobes. L’esprit vaporeux que d’aucuns lui prêtent doit lui jouer des tours et lui réfléchir l’image d’un héros, d’un sauveur mal compris, et d’un volontaire contre qui tout le monde s’acharne. À l’écouter dans l’envol de ses diatribes, on dirait qu’il se voit en Messie.

Jamais auparavant une opposition ne s’était déclarée, n’avait gagné autant de gens ni ne s’etait organisée si tôt après l’élection d’un président. Même Reagan n’avait pas réussi le même exploit. Et pourtant, ce n’était pas faute d’en avoir suscité. Dans le cas de Trump, l’opposition s’est déclarée le jour même de son élection. Une fois en marche, la machine prendra le temps qu’il faudra pour harmoniser tous les pas et ne reculera devant rien, elle brisera l’entêtement, affrontera les déferlantes et finira par imposer le respect. C’est ce que les conseillers de Trump ne semblent pas avoir appris de leurs impressionnants itinéraires de loups des affaires et de renards de la guerre. C’est qu’ils sont tout sauf de fins politiques, ils ont investis le champs comme ils n’auraient jamais dû le faire.

Humor

                                                                                                                                                                     Juste un peu d’humour

La machine se mît en branle dès que l’ordre « en avant toute » fut donné le moment où il toucha aux droits des femmes et des gays. La marche se confirma quand il avança sans précaution sur le terrain miné des relations internationales et atteint son paroxysme quand il décréta l’innommable contre une religion, des ethnies et des races. Aucun secours, aucune force ne saura inverser le mouvement s’il s’avise à mener à terme son sinistre projet de transférer l’ambassade de son pays à Jérusalem.

Le temps de rembourser les dettes est toujours plus rapide que l’obligé devant les payer. Il ne tarde jamais à le rattraper, en fait il le devance. Trump ne perd rien à attendre, il n’a encore rien vu… Ses décisions seront renversées. D’ailleurs, les tribunaux les ont déjà suspendues, des sénateurs, des gouverneurs, d’anciens ministres et plusieurs officiers des forces de l’ordre et des gardes frontières les ont condamnées et ont refusé de s’y soumettre. Une ancienne ministre des affaires étrangères, et non des moindres, s’est dite prête à se convertir à l’islam s’il persiste à stigmatiser cette religion et à discriminer ses adeptes. L’Iran a décrété la réciprocité. Le Canada a ouvert ses frontières aux réfugiés. Les Pays-Bas ont lancé un programme de soutien au planning familial. Et la liste des rėactions continue à recruter de nouveaux adhérents …

Oui, il est vrai, l’Afrique, mon continent, n’est pas au top de nos attentes et de nos aspirations, mais Trump n’aurait jamais dû en parler légèrement… il faut que quelqu’un lui dise que le temps des colonialismes est révolu, et que quiconque en a la nostalgie devrait être jugé pour crimes contre l’humanité et mis hors état de nuire ….

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