Visite anachronique et indésirable de Ban Ki-moon

Moha Ennaji
Moha Ennaji est l’un des universitaires les plus influents du Maroc. Il s’est intéressé dans ses recherches aux questions de culture et de genre, à la migration et à la société civile. Après avoir fait un doctorat en langue arabe et en linguistique ...
Visite anachronique et indésirable de Ban Ki-moon

 

Rabat – La visite  de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies aux camps de la honte de Tindouf  est une visite à la fois anachronique et indésirable. Elle a été un  échec total à plus d’un titre. Tout d’abord, parce qu’elle vient à un moment où les provinces du Sud sont impliquées dans le processus de régionalisation avancée après une série d’élections locales et régionales, le 4 Septembre dernier qui ont couvert  le Royaume du Maroc de Tanger à Lagouira et auxquelles  plus de soixante pour cent d’électeurs des régions du sud ont participé.

Deuxièmement, Ban Ki-moon n’a pas pu achever sa tournée à Tindouf en raison du chaos écrasant qui a entaché cette visite, et il devrait être clair pour lui que la présumé «RASD»  n’est pas un Etat, mais un groupuscule d’hors-la-loi  qui est une marionnette entre les mains de l’Algérie voisine, et un mouvement terroriste financé par cette dernière dans le but de déstabiliser le Maroc et l’empêcher de continuer dans la voie du développement et de démocratisation.

Troisièmement, Ban Ki-moon aurait pu en tant que Secrétaire général de la plus grande organisation internationale afficher une peu sagesse et d’objectivité en attendant le résultat des efforts visant l’établissement de l’autonomie dans les provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Quatrièmement, il aurait dû s’abstenir et garder sa neutralité en tant que Secrétaire général de l’ONU et laisser l’Envoyé spécial  et le Conseil de sécurité travailler sur un plan de concrétisation de l’autonomie engagée par le Maroc et soutenue par la majorité des membres des Nations Unies, y compris l’Union européenne, les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Inde,  les pays arabes et les pays d’Afrique, les pays asiatiques et ceux de l’Amérique latine et autres pays amis.

Les propos de Ban Ki-Moon ne vont pas résoudre le problème fabriqué de toute pièce par les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc. Au contraire, ils  vont contribuer à l’aggravation de la situation dans la région. En plus, ils vont à l’encontre de l’adhésion de la communauté internationale à l’initiative marocaine d’autonomie.

Au lieu de trouver une issue politique et diplomatique au conflit artificiel autour de nos provinces du sud,  le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon,  s’est égaré dans un sens interdit et dangereux, en adoptant une attitude partiale basée sur des préjugés qui ignorent la réalité géopolitique et historique du conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Ban Ki-moon  a proféré des propos inappropriés sur le Maroc.   Sa déclaration erronée comme quoi il n y’a pas eu de progrès entre les parties concernées est très étonnante,  alors qu’il sait que  le Maroc a proposé en 2007 l’autonomie des provinces du sud sous la souveraineté du Royaume, et cette proposition a été discutée par les instances de l’ONU dont le  Conseil de sécurité  qui l’a  qualifié de proposition crédible.

Les Nations Unies se doivent de soutenir le Maroc dans sa lutte pour la stabilité de l’Afrique du Nord et des pays sub-sahariens menacés par les groupes terroristes, comme un modèle à suivre dans plusieurs domaines, y compris la lutte contre le terrorisme international,  le développement durable et l’ouverture démocratique.

 

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