Le Maroc ambitionne d’atteindre des taux de croissance de 6 à 7 %

Le Maroc ambitionne d’atteindre des taux de croissance de 6 à 7 %

Rabat- Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a indiqué, lundi à Paris, que l’ambition du Maroc est d’atteindre des taux de croissance de 6 à 7 %, car il dispose du potentiel pour le faire.

« Nous restons convaincus, à cet égard, que c’est le secteur privé qui doit constituer la locomotive de la croissance et que le rôle de l’Etat est de lui assurer un environnement économique, juridique et institutionnel adéquat », a-t-il dit dans une allocution devant les ambassadeurs accrédités auprès de l’OCDE.

Le chef du gouvernement a expliqué que c’est dans ce sens que l’un des premiers chantiers auquel s’est attaqué le Maroc est celui de la réforme de la justice afin de consolider l’indépendance du pouvoir judiciaire, de favoriser l’amélioration de son efficacité et de son efficience, d’aider à la modernisation de l’administration judiciaire et de soutenir l’amélioration de sa gouvernance et sa moralisation.

Pour M. Benkirane, la réforme de la justice constitue une véritable feuille de route pour la réforme de ce secteur vital, non seulement pour les affaires mais aussi pour la défense des droits et de la dignité individuelle et collective.

Soulignant que la gouvernance publique est considérée par le gouvernement marocain comme étant un élément clé de toute politique visant à réconcilier le citoyen et l’entreprise avec l’administration, M. Benkirane a rappelé que des mesures phares ont été prises dans ce sens.

Il a cité, entre autres, l’instauration du principe de l’accès équitable à la fonction publique sur concours, la mise en œuvre de la réforme des marchés publics pour renforcer la concurrence et la transparence et lutter contre la fraude, la corruption et les conflits d’intérêt ainsi que la réorganisation de la gouvernance des finances publiques à travers la réforme de la loi organique relatives aux Lois de finances.

Le chef du gouvernement a relevé en outre que le Maroc est conscient du fait que la croissance économique n’est utile pour le développement d’un pays que si elle est inclusive à l’égard de tous les citoyens et notamment des groupes les plus vulnérables et de toutes les régions.

Il a fait savoir que des initiatives ont été prises dans ce sens par le gouvernement, notamment l’augmentation des pensions versées aux retraités, la réduction des prix de plusieurs centaines de médicaments, l’augmentation de la valeur et du nombre de bourses universitaires, le soutien aux veuves en situation précaire et la mise en place du fonds d’indemnisation pour perte d’emploi.

« Malgré les progrès réalisés, beaucoup reste à faire pour que toutes nos régions participent à la dynamique économique », a-t-il dit, soulignant que le Maroc doit relever les défis de l’emploi et de l’éducation sur lesquels il enregistre des retards importants. En plus de ces deux problématiques, a-t-il poursuivi, le Maroc a besoin d’améliorer la capacité de son administration et la qualité de la coordination entre les acteurs publics, privés et la société civile pour une meilleure efficacité de l’action publique.

C’est dans ce cadre, a indiqué le chef du gouvernement, que le Maroc a émis le souhait de renforcer sa coopération avec l’OCDE, qui a bien voulu répondre à ce vœu par la conclusion ce lundi d’un ambitieux programme pays qui s’étale sur deux ans et qui fera profiter le Royaume du savoir-faire de cette institution tant au niveau de la conception des réformes que de la meilleure façon de les implémenter.

commentaires

© 2014, Morocco World News - Français

Retour en haut de la page