Les trouble-fêtes franco-marocains reviennent à la charge

Les trouble-fêtes franco-marocains reviennent à la charge

Washington – Le début de la mise en oeuvre de mesures pratiques pour veritablement remettre les pendules à l’heure entre Rabat et Paris est prévu ce jeudi. Avec la réunion de haut niveau franco-marocaine qui aura lieu ce jour là à Paris sous la présidence des deux chefs de gouvernement Manuel Valls et Abdelilah Benkirane, les choses devraient normalement rentrer dans l’ordre. A la condition que les ennemis de la concorde entre les deux pays ne réussissent à nouveau à semer la zizanie. Un excellent article de notre confrère lareleve.ma, sous la plume de Bouhadou Toudghi, fait la lumière sur cette nouvelle situation.

Voici l’intégralité de ce qu’a écrit La Reléve:

     << On s’y attendait et cela n’a pas raté encore une fois. A quelques encablures de la tenue de la prochaine réunion de haut niveau franco-marocaine qui aura lieu jeudi prochain à Paris sous la présidence des deux chefs du gouvernement Manuel Valls et Abdelilah Benkirane, il était pour ainsi dire tout à fait naturel d’assister à une intensification de la cabale anti-marocaine menée folkloriquement par les quelques journalistes français prétendument spécialisés dans les affaires chérifiennes et autres experts auto proclamés de la monarchie marocaine, dont il est pitoyable de constater leur profonde méconnaissance de son fonctionnement .

    Qu’il s’agisse des « honorables correspondant » de l’AFP à Rabat, ou de leurs collègues des radios publiques France Inter et France culture, ou encore des nouveaux gratte-papiers des pages Maghreb du Monde et de l’Obs, les scénarii des dépêches, articles et émissions concoctés sur le Maroc, sont toujours basés sur les mêmes témoignages datant de l’époque révolue des années de plomb, que ces journalistes ressortent de manière pavlovienne, à chaque fois qu’ils veulent crédibiliser de présumés nouveaux cas de torture et atteintes aux droits de l’homme sous le nouveau règne.

     Ainsi, à défaut de pouvoir renouveler leurs paradigmes d’analyse sur le Maroc, certains médias français persistent à prendre pour argent comptant les sempiternelles élucubrations véhiculées par les deux ou trois têtes d’affiche d’un réseau composite de faussaires de la démocratie marocaine, qui ont trouvé dans l’exploitation tendancieuse des travaux de l’ex instance équité et réconciliation, une matière abondante pour ancrer le message simpliste que rien n’a changé sous le Roi Mohammed VI.

      Un exemple parlant pourrait être allègrement illustré par l’exercice saugrenu auquel s’est récemment livrée France inter, en s’attelant à induire une bien grotesque comparaison entre la droiture du patron de la police et du contre-espionnage marocains, unanimement reconnue même par ses homologues français et les pratiques tortionnaires du sanguinaire  Oufkir, un général félon qu’Ignace Dalle tente aujourd’hui de présenter, toute honte bue, comme un martyre de l’ere Hassan II, qui, selon lui, aurait sans doute contribué, en cas de réussite de son coup d’état avorté, à l’instauration d’un régime démocrate aux côtés de feu Abderrahim Bouabid. Rien que ça !!!!!!

      Mais, Le plus cocasse dans tout cela, c’est la piètre manière avec laquelle France Inter s’est évertuée à démontrer que la violence politique déployée par le « démocrate Oufkir » – qui fut condamné en 1966 à la perpétuité par la justice française dans le cadre de l’affaire Ben Barka- perdure encore aujourd’hui, notamment dans le cas du sulfureux champion de boxe en toc Zakaria Moumni, auquel cette radio a généreusement tendu le micro pour lui permettre de relater comme bon lui semble sa propre version des tortures qu’il allègue avoir subi au Maroc.

     En clair, et c’est cela le véritable message que voulait distiller « France Inter », Abdellatif Hammouchi apparaîtrait désormais au regard de ses nouvelles fonctions de patron de la police et des services du contre espionnage marocains, comme le nouvel Oufkir du Maroc du XXIÈME siècle et il serait à Moumni ce que le général putschiste fut à Ben Barka et ce, bien que cette analogie farfelue soit autant insultante pour la mémoire de ce dernier, que pour la notoriété professionnelle d’un loyal haut commis de l’état, dont tout un chacun conviendra logiquement que sa stratégique mission sécuritaire le situe à des années lumière des loufoqueries d’un délinquant condamné de surcroît pour escroquerie.

      Néanmoins,  en dépit du caractère complètement débile de toutes ces inepties, cela n’a pas empêché le magazine l’Obs, d’en faire ses choux gras dans sa dernière édition, afin d’attiser la polémique sur la prochaine adoption par les parlementaires français des nouveaux amendements de la convention d’entraide judiciaire conclue en février dernier entre Paris et Rabat, dans le sillage des plaintes déposées en France par des repris de justice binationaux contre Abdellatif Hammouchi.

     Car, outre le fait d’avoir succombé au même pathétisme médiatique que France Inter en s’efforçant de tailler sur mesure un costard de bon samaritain à trois repris de justice dont les mensonges éculés ont été largement battus en brèche, l’Obs nous a surtout fourni un très bon exemple d’objectivité journalistique en invitant également leur avocat Joseph Breham à bien « resserrer les coutures » de ses clients.

     En fait, ce dernier n’est autre que le brillantissime défenseur de « l’association les petits porteurs de Vivendi », qui l’a révoqué manu militari par un communiqué daté du 17 novembre 2014 ( aujourd’hui mystérieusement supprimé du site internet de ladite association), rédigé en des termes peu élogieux comme en témoigne l’extrait suivant:  » il lui (Breham) est reproché une incompétence qui lui semble être avérée, une arrogance certaine et des manœuvres répétées tendant à ce que lui soit remis des sommes d’argent importantes susceptibles de qualifier des pratiques commerciales agressives. Des plaintes sont à l’étude. Cet avocat, qui n’a que 4 années de barreau, se prend pour un ténor alors qu’il n’en a nullement les aptitudes et se croit autorisé à vouloir faire payer 450 euros chaque heure de travail » (sic!!!).

      De quoi se poser légitimement de sérieuses questions sur le réel mobile de ce jeune frais et moulu défenseur de la veuve et l’orphelin à vouloir se faire l’avocat du diable ( ils sont trois pour la circonstance), si ce n’est sa propension à la vénalité dont l’ont explicitement accusé les petits porteurs de Vivendi, (sachant que les honoraires moyens des avocats parisiens s’élèvent en moyenne à 200 euros l’heure), mais dont Breham se défend, en faisant valoir sur sa carte de visite ses effets de manche médiatisés au profit d’associations des droits de l’homme, dont l’action s’inscrit de préférence au cœur de grandes affaires d’état. Les choses commenceraient elles à se clarifier d’elle même ?!?

       En tous les cas, tout porte à le croire au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture de ce dossier ubuesque publié par l’Obs, dont la gigantesque cerise sur le gâteau, restera sans nul doute cette inénarrable témoignage de l’ex-patron de la DGSE  Alain Juillet, à propos de la révélation par le site électronique marocain « le 360″ de l’identité de la deuxième secrétaire de l’Ambassade de France à Rabat.

    Un impair « impensable » dans le cadre des us et coutumes de la communauté mondiale du renseignement, selon cet ancien premier espion de France, qui tient à s’indigner sur le fait « qu’entre alliés, les problèmes se règlent dans le secret. On ne jette pas comme cela un nom en pâture ». C’est on ne peut plus vrai lorsqu’on placarde un article intitulé « notre ami, l’espion du roi », avec en bonne place, la photo de Abdellatif Hammouchi. Alors il ne nous reste plus qu’à espérer que les journalistes de l’Obs repasseront une autre fois pour nous faire un peu plus rire avec leurs leçons de déontologie « anti-professionnelle »>> ( Fin de l’article de Lareleve.ma)

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