Les atouts et les défis de l’économie marocaine présentés à Londres

Les atouts et les défis de l’économie marocaine présentés à Londres

Rabat- Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) Nizar Baraka a présenté, lundi à Londres, les avancées réalisées par l’économie marocaine, ses atouts ainsi que les défis à relever.

Intervenant lors d’une conférence organisée par « Chatham House », prestigieux centre britannique de recherche stratégique, sur les économies de la région MENA, en présence notamment de Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet Royal, Nizar Baraka a mis en lumière les points forts de l’économie marocaine qui a pu maintenir depuis l’an 2000 un taux de croissance moyen de 4,7 % dans une conjoncture internationale difficile.

Les investissements directs étrangers ont également connu une progression soutenue au Maroc, devenu le 3ème pays d’Afrique le plus attractif pour les investisseurs étrangers, derrière l’Afrique du sud et l’Egypte, a-t-il dit, rappelant l’évolution des exportations marocaines qui affichent une hausse moyenne annuelle de près de 7 % avec une diversification des produits exportés et des marchés ciblés, reflétant ainsi une transformation structurelle de l’économie marocaine.

Industrie automobile, premier secteur d’export

En 2014, les exportations de l’industrie automobile ont bondi de 26 % en une année, devenant le premier secteur d’exportation, une performance qui confirme la transition du pays d’une économie basée sur l’agriculture à une économie moderne où l’industrie devient la force motrice de la croissance, a souligné M. Baraka.

Le Maroc a pu réaliser cette transition grâce à la stabilité dont jouit le Royaume sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI qui a initié plusieurs chantiers de réformes politiques et constitutionnelles ayant consacré l’Etat de droit et renforcé les droits humains, la moralisation de la vie publique, la bonne gouvernance et le rôle de la société civile, a-t-il précisé.

Selon M. Baraka, la bonne performance enregistrée par l’économie marocaine est aussi due à la confiance dont jouit le Royaume auprès des investisseurs étrangers. Ces derniers sont encouragés par la stabilité politique du pays, sa position géostratégique, les mesures fiscales incitatives et la visibilité déclinée par la nouvelle stratégie industrielle nationale.

Baptisée « Plan Emergence », cette stratégie capitalise sur les acquis accomplis dans les secteurs de l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring, et donne une nouvelle impulsion aux secteurs traditionnels tels l’agriculture, le textile, le tourisme, l’agroalimentaire, le commerce…, a dit le président du CESE.

Tous ces facteurs ont incité le groupe français Renault à venir s’installer à Tanger et produire 300.000 voitures par an, ce qui a poussé plusieurs des équipementiers automobiles à rejoindre Renault, alors que d’autres constructeurs automobiles envisagent eux aussi de s’implanter au Maroc, a poursuivi M. Baraka.

Dans son exposé, M. Baraka a également rappelé la percée réalisée par l’industrie aéronautique qui progresse à un rythme moyen de 15 à 20 % par an, représente près de 10.000 salariés et regroupe plus de 60 entreprises dont certains groupes leaders au plan mondial, comme Bombardier, Boeing, EADS, Safran…

Outre le « Plan Vert » et le « Plan Halieutis », le Maroc a également lancé un programme ambitieux dans le domaine énergétique, prévoyant d’accroître la part de l’électricité produite à partir des sources d’énergie renouvelable, notamment solaire et éolienne, et de la faire passer à 42 % d’ici 2020, a souligné M. Baraka, notant que toutes les stratégies sectorielles ont été élaborées sur la base d’une approche participative intégrée.

Et d’ajouter que l’attractivité de l’économie marocaine s’est vu renforcer par la mise en place de plateformes industrielles intégrées de nouvelle génération, la modernisation des infrastructures, l’amélioration du climat des affaires, la protection des droits des investisseurs et la simplification des formalités de création d’entreprise.

Des défis à relever

Toutefois, il reste encore des défis à relever pour atteindre les objectifs escomptés, a dit M. Baraka, citant à égard la création des emplois, le maintien de la tendance haussière des exportations et des investissements ainsi que la diversification des marchés et l’intégration régionale.

Le commerce intra-maghrébin représente moins de 3 % des échanges extérieurs des cinq pays du Maghreb, soit le taux le plus bas du monde, a-t-il déploré, soulignant l’importance des accords de libre-échange conclus par le Maroc avec l’Union européenne, les Etats-Unis, la Turquie et plusieurs pays arabes, créant ainsi des débouchés importants pour les exportations marocaines.

Sur le plan africain, le Maroc est actuellement le 2ème investisseur africain dans le continent (après l’Afrique du Sud) et le premier en Afrique de l’Ouest où sont implantées de nombreuses entreprises opérant dans le secteur bancaire, des télécoms, de l’assurance, de l’agriculture, a indiqué M. Baraka, mettant en relief l’intérêt particulier porté par le Maroc au renforcement de la coopération Sud-Sud et du partenariat avec les pays africains comme en témoignent les nombreuses visites royales en Afrique.

MAP

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