Clôture en apothéose de la Dixième édition du Festival de la culture amazighe de Fès *

Clôture en apothéose de la Dixième édition du Festival de la culture amazighe de Fès *

 

Fès- Le rideau est tombé sur la dixième édition du Festival de Fès de la culture amazighe, qui a eu pour thème « Le brassage des cultures amazighe et hassanie et leur relation avec les cultures sub-sahariennes » et qui a eu lieu du 5 au 7 septembre à Fès.

Le festival, qui a connu un succès retentissant à tous les niveaux (académique, artistique et organisationnel) a mis l’accent sur l’impact positif du brassage des cultures amazighe et hassanie sur la consolidation de l’unité nationale et sur la culture des pays du Sahel.

Le congrès mondial, qui a réuni 14 nationalités  et une trentaine de conférenciers et d’écrivains de haut calibre comme Jean-Marie Simon (France), Maati Kabbal (Maroc), Moha Souag (Maroc), Cheikh Yahdih Kheir (Fondation Esprit du Sahara), Juliane Tauchnitz (Allemagne), Mohand Tilmatine (Espagne), Nora Tigziri (Algérie), Ieme van der Poel (hollande), Mohamed Nedali (Maroc), Catherine Taine-Cheikh (France), Fatematou Abdelwahab (Mauritanie),Keith Martin (Etats Unis) et bien d’autres, a souligné l’importance des relations historiques, sociales, culturelles et linguistiques entre la culture amazighe et la culture hassanie et leur impact sur la modernité, la création littéraire, l’identité, la démocratie et le développement durable.

Les participants ont débattu les axes inscrits à l’ordre du jour du congrès:

1 – Amazighité et Hassanie, une dimension civilisationnelle

2 – Représentations socioculturelles des cultures sub-sahariennes

3 – Langue maternelle, identité et écriture

4 – Le patrimoine amazighe-hassanie

5 – Langues, identités et  cultures africaines

Ce congrès a jeté des lumières sur la contribution de la culture amazighe aux échanges avec les provinces du sud et avec l’Afrique sub-saharienne  et a plaidé à faire de la diversité culturelle un levier d’intégration et du développement économique, social et culturel.

Au moins 10 groupes et quelques 80 artistes et musiciens représentant différentes régions du Maroc, la Belgique, l’Espagne et le Sénégal, ont participé à ce festival.
Le festival a également compris des expositions de livres, expositions de tableaux d’art et du tapis amazigh, en plus du film documentaire sur l’identité africaine réalisé par la canadienne Nathalie Fave.

Les participants au congrès mondial ont fait les recommandations suivantes:

1)    Encourager la recherche dans le domaine des relations entre les cultures amazighe et Hassanie et préserver et consolider cette mémoire partagée.

2)    Réécrire l’histoire en s’intéressant aux dimensions  amazighe et hassanie.

3)    Inclure l’histoire des provinces du sud et de l’Afrique sub-saharienne  dans les programmes scolaires.

4)    Former des groupes de travail et de recherche  qui fonctionneraient

      à travers des séminaires et des forums conjoints pour documenter la mémoire  partagée entre les cultures amazighe et hassanie et leur rapport avec les cultures sub-sahariennes.

5)    Etablir un inventaire des publications les plus importantes sur la culture amazighe et la culture hassanie et les traduire en Amazigh, en arabe et aux langues étrangères.

6)    Préserver les patrimoines matériel et immatériel des composantes amazighe et hassanie.

7) Encourager le dialogue pour renforcer la coopération entre le Maroc et les pays du continent africain qui est riche grâce à ses ressources humaines et naturelles.

* Correspondance particulière de Moha Ennaji, directeur du festival et du Congrès

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