Des coeurs restés au pays

Mohamed Benfadil
Après des études supérieures juridiques et littéraires, au Maroc et en France, Mohamed Benfadil a succombé à l’appel du pays pour servir sa patrie par la plume. Ayant aiguisé ses armes journalistiques au quotidien Al Bayane puis à l’hebdomadaire ...
Des coeurs restés au pays

Washington- Nul n’est prophète en son pays, dit ce vieux proverbe avec lequel je ne suis pas toujours d’accord. Sa véracité étant de plus en plus remise en question par des générations de talents qui, in situ, rassurent et inquiètent à la fois nos leaders actuels en fin de carrière.

D’un coté, ces derniers sont rassurés de voir la relève desormais assurée; de l’autre, l’instinct de conservation…de leur poste, qui les aggrippe à leur fauteuil de leader, les empêche par la même d’accueillir ces jeunes loups tout menaçants à bras ouverts.

Les Vingt Jeunes Espoirs récompensés, vendredi 23 mai à Casablanca, par la deuxième édition de TIZI Awards, organisée par le réseau Tariq Ibnou Ziyad Initiative, nous conforte en effet dans notre hypothèse. Tous les vingt lauréats ne se sont pas imposés de l’extérieurs. L’élément d’extranéité y est certes présent, mais la part de nos « talents indigènes » y est équitablement représentée.

Pour rendre à César, ici l’auteur du proverbe incriminé, ce qui lui appartient, on dira deux mots d’un de ces « prophètes » dont le message a conquis depuis le célèbre « Bâtiment de Verre ». Samir Bennis, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dont les analyses sur la question du Sahara notamment continuent, par leur caractère scientifique et donc leur absence de complaisance, de forcer l’admiration même de ses critiques les plus acèrbes. Pur produit du système éducatif national, avec toutefois sa rallonge doctorale  classique dans l’Hexagone sa réputation d’analyste pertinent et influent et de consultant diplomatique écouté et respecté, c’est hors des frontières de la mère-patrie qu’il se l’est forgée.

Comme tous ces coeurs restés au pays d’expatriés à la recherche de meilleures oppurtunités, le sien palpite et risque même de s’arrêter en systole chaque fois que l’image de sa patrie est un tant soit peu égratignée. A travers cettre consécration bien méritée, c’est également tout le groupe Morocco World News, qui s’enorgueille de l’avoir comme Rédacteur-en-chef, qui se sent ainsi particulièrement honoré en sa personne. Bravo Samir et plein de succès à MWN.

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